Le sociologue Pierre Bourdieu, s'exprime sur la manipulation dans les média, en particulier à la TV, analyse extrêmement pertinente, indispensable pour décrypter les méthodes des journalistes, prises dans leur propre piège: en effet d'après Bourdieu, le journaliste est victime de sa méthode, en catégorisant et en interprétant l'information, il filtre l'information et ne la restitue pas comme elle devrait être. Victime ou coupable de manipulation, pour Bourdieu, les deux:
"ils manipulent mieux qu'ils sont manipulés et inconscient de l'être"
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lundi 30 mai 2011
Flagrant délit
Samedi 28 mai, une manifestation des étudiant syriens s'est tenu à Paris, place du Trocadéro. Pourtant selon l'AFP, repris sur TF1news...
On pouvait lire:
Deux cents personnes se sont rassemblées samedi après-midi sur l'esplanade du Trocadéro à Paris pour une "Syrie démocratique" et pour réclamer des "sanctions internationales" contre le régime de Bachar al-Assad, a constaté une journaliste de l'AFP.
Source : TF1news
Pourtant:
La journaliste ne s'est évidemment pas rendue sur place. Elle aussi victime de la propagande, était-elle persuadée qu'une manifestation syrienne ne pouvait être que contre le gouvernement en place ? Ou bien a-t-elle menti délibérément car son papier intéresse davantage la rédaction de TF1 qui répète depuis plusieurs semaines que tout le peuple syrien manifeste contre le président en place ? Soit il s'agit d'un pure acte de manipulation.
Quoi qu'il en soit le résultat est le même : un pure médiamensonge.
Qu'en pensez-vous ?
Source: Michelcollon.info
mardi 3 mai 2011
Hasta la vista, Baby.
Après 10 ans d'attente, le mystère s'est-il éclairci autour du 11 septembre grâce à la mort de Oussama Ben Laden? Il faut dire que sa capture aurait permis de comprendre beaucoup de choses sur l'attentat des deux tours. Il l'ont tué sans autre forme de procès, ainsi soit-il. Mais garder le corps, en montrer les images, faire un test adn, aurait pu faire cesser le doute. Au lieu de ça ils l'ont balancé à la flotte, allant à l'encontre de toutes les traditions islamiques d'inhumation. (contrairement à ce que la maison blanche prétend)
Par conséquent, nous ne disposons d'aucune preuve assurant la mort de Ben Laden et ce constat n'est appuyé par aucun média, qui se contentent d'encenser le héros Obama, et de filmer cette foule indécente célébrant la mort du "diable personnifié" comme on célébrerait un match de SuperBowl. Une foule de zombis avec un programme tv à la place du cerveaux. Voyez plutôt.
Doit-on rappeler que le bilan de Ben Laden et de tout "Al Qaida" s'élève à un peu plus de 8000 morts. Pour partir à sa recherche, enrayer le terrorisme et les armes de destruction massive, l'armée Etatsunienne a du tuer plusieurs millions de personnes: plusieurs centaines de milliers pour la première guerre du Golf, plus de 80 000 morts dont une majorité de civils sur la seule fameuse Highway of Death.
Le constat est encore pire pour La guerre d'Irak, L'institut de sondage britannique Opinion research business a estimé à plus de 1 000 000 le nombre de victimes irakiennes entre mars 2003 et août 2007.
Par ailleurs comme le dit très bien Le site reopen911.info:
Avant de montrer quelques exemples:




Le dossier entier ICI
A l'heure ou je termine cet article, l'armée américaine est revenu sur quelques détails de l'assaut. Contrairement à ce qui a été dit, "Ben Laden" était désarmé pendant l'assaut.
"Ben Laden n'était pas armé au moment de l'assaut, Il ne s'est pas non plus servi de sa femme comme bouclier humain. La Maison Blanche corrige sa version des faits. Et dit hésiter à publier la photo de son cadavre, car l'image est «atroce»." Libé
La maison blanche a annoncé par ailleurs qu'elle hésitait fortement à dévoilé des photos du corps par respect pour la communauté islamique car les images du cadavre serait absolument "insoutenables"(gruesome) Est-ce une introduction afin de nous montrer un cadavre jonché de balles, méconnaissable dans les quelques heures à venir?

Aaaah quelle est douce la saveur de la paix et du respect entre les peuples...
Arthur.
Par conséquent, nous ne disposons d'aucune preuve assurant la mort de Ben Laden et ce constat n'est appuyé par aucun média, qui se contentent d'encenser le héros Obama, et de filmer cette foule indécente célébrant la mort du "diable personnifié" comme on célébrerait un match de SuperBowl. Une foule de zombis avec un programme tv à la place du cerveaux. Voyez plutôt.
Doit-on rappeler que le bilan de Ben Laden et de tout "Al Qaida" s'élève à un peu plus de 8000 morts. Pour partir à sa recherche, enrayer le terrorisme et les armes de destruction massive, l'armée Etatsunienne a du tuer plusieurs millions de personnes: plusieurs centaines de milliers pour la première guerre du Golf, plus de 80 000 morts dont une majorité de civils sur la seule fameuse Highway of Death.
Le constat est encore pire pour La guerre d'Irak, L'institut de sondage britannique Opinion research business a estimé à plus de 1 000 000 le nombre de victimes irakiennes entre mars 2003 et août 2007.
Par ailleurs comme le dit très bien Le site reopen911.info:
"La revendication des attentats du 11 Septembre par Oussama Ben Laden est communément présentée comme un fait incontestable. Or, dans les semaines qui suivirent les attentats, Ben Laden avait à plusieurs reprises nié toute implication."
Avant de montrer quelques exemples:
"Le 16 septembre 2001, dans un communiqué diffusé sur la chaîne d'information internationale Al Jazeera (la « CNN » arabe) et relayé par plusieurs médias occidentaux (Associated Press, 16/09/01 ; CNN, 17/09/01 ; Washington Post, 17/09/01), il déclare : « Je voudrais dire au monde que je n’ai pas orchestré les récents attentats […]» .
Ce même jour, l'agence Afghan-Islamic Press reçoit également un démenti dans lequel Ben Laden affirme : « Les Etats-Unis pointent le doigt sur nous, mais je déclare catégoriquement que je ne l'ai pas fait » (Reuters, 16/09/01 ; Daily Telegraph, 16/09/01 ; The Independent, 16/09/01 ; BBC News, 16/09/01 ; CBS, 16/09/01 ; Guardian, 17/09/01 ; Le Monde, 18/09/01).
Le 28 septembre 2001, dans une interview donnée au quotidien pakistanais Ummat, Ben Laden explique une nouvelle fois qu'il n'est « pas impliqué dans les attentats du 11 Septembre ». Il précise : « Les Etats-Unis devraient rechercher les auteurs de ces attentats en son sein » (Ummat, 28/09/01).
La soi-disante revendication des attentats par Oussama Ben Laden repose exclusivement sur deux « vidéos-confession » régulièrement présentées comme preuve indiscutable de sa culpabilité alors qu'elles sont en réalité falsifiées ou fortement sujettes à caution.
La première « vidéo-confession » apparaît le 13 décembre 2001. Elle fut mystérieusement retrouvée par la CIA dans une maison en Afghanistan, puis elle fut traduite par le Pentagone pour être ensuite diffusée dans le monde entier et considérée par les médias comme la preuve de la culpabilité de Ben Laden (BBC, 14/12/01 ; FOX News, 14/12/01). Il y affirme qu'il avait personnellement planifié les attentats dans leurs moindres détails.
Or, il apparaît aujourd’hui que cette vidéo est un faux ou un montage douteux. Voici ce qu'en dit le Grand Reporter Eric Laurent, auteur d'une enquête très approfondie sur le 11 Septembre [1], dans une interview sur France 2 : « lorsque l'on regarde la cassette originale arabe et la traduction qui en a été faite ensuite, on s'aperçoit qu'il y a des ajouts (...) qui tendent à confirmer en effet la responsabilité de Ben Laden » (France 2, « Tout le Monde en Parle », 7/06/03, min 23:06).
Tous les experts qui ont pris la peine de vérifier la traduction de la bande arrivent à cette même conclusion :
Le Dr. Abdel El M. Husseini, linguiste et spécialiste du Moyen-Orient, a constaté dans une expertise pour le magazine télé allemand Monitor [2] que « les passages (...) qui sont censés prouver la culpabilité de ben Laden, ne sont pas identiques aux paroles arabes » (Monitor, 20/12/01).
Gernot Rotter, professeur d'Etudes Islamiques et Arabes à l'Université de Hambourg, affirme dans une interview : « Vous ne pouvez pas utiliser [cette video] comme preuve. Les traducteurs américains (...) ont manifestement ajouté des choses qu'ils voulaient entendre à beaucoup d'endroits » (Monitor, 20/12/01).
Bruce Lawrence, directeur du Centre des Etudes islamiques à l'Université Duke aux Etats-Unis et expert de Ben Laden [3], est formel : « C'est un bidonnage » (interview, 16/02/07). Il ajoute que nombreux sont ceux qui ne sont pas dupes au sein même des sections « Ben Laden » de la communauté américaine du renseignement.
De plus, la ressemblance entre le Ben Laden que nous voyons sur cette vidéohttp://www.blogger.com/img/blank.gif et les images assurément authentiques de Ben Laden ne saute pas yeux [4], loin s’en faut ! Jugez par vous-même :"
Le dossier entier ICI
A l'heure ou je termine cet article, l'armée américaine est revenu sur quelques détails de l'assaut. Contrairement à ce qui a été dit, "Ben Laden" était désarmé pendant l'assaut.
"Ben Laden n'était pas armé au moment de l'assaut, Il ne s'est pas non plus servi de sa femme comme bouclier humain. La Maison Blanche corrige sa version des faits. Et dit hésiter à publier la photo de son cadavre, car l'image est «atroce»." Libé
La maison blanche a annoncé par ailleurs qu'elle hésitait fortement à dévoilé des photos du corps par respect pour la communauté islamique car les images du cadavre serait absolument "insoutenables"(gruesome) Est-ce une introduction afin de nous montrer un cadavre jonché de balles, méconnaissable dans les quelques heures à venir?
"Il est très important de ne pas laisser des preuves photographiques dans la nature comme un outil d'incitation (à la violence) (...). Ce n'est pas dans notre genre. Nous ne brandissons pas ce genre de choses comme des trophées"Obama.
Michelcollon.info
"Les citoyens des Etats-Unis doivent comprendre que leur gouvernement se soucie très peu de leur sécurité. Les terroristes de la Maison Blanche répondent à des intérêts économiques qui sont contraires à ceux du peuple.
Le chef d’Al-Qaïda est mort mais peut-être que le prochain ben Laden sera l’un des ces 5 millions d’orphelins qui errent en Irak, ou bien un Afghan qui aura vu ses parents tués par les drones de l’armée US. Il pourrait venir d’Indonésie où la répression du dictateur Suharto, soutenu par les Etats-Unis, a provoqué 1,2 millions de morts. Il sera peut-être somalien ou chilien. Les Etats-Unis maintiennent le pays du premier dans le chaos depuis dix ans. Et ils ont renversé le président démocratiquement élu du second en 1973 pour installer la dictature sanglante du général
Pinochet.
Bref, des ben Laden pourraient voir le jour aux quatre coins de la planète, partout où les Etats-Unis ont semé la désolation. Les intérêts des multinationales ne sont pas favorables à la paix dans le monde ni à la sécurité des citoyens, qu’ils soient de New-York, Bagdad ou Santiago. Pour ces terroristes aussi, il est nécessaire que justice soit rendue. Celle des tribunaux et non celle des exécutions sans procès."
Aaaah quelle est douce la saveur de la paix et du respect entre les peuples...
Arthur.
dimanche 3 avril 2011
L'attaque fantôme
recueil des données concernant la guerre en Lybie.
A la TV russe:
Aucun avion n'est visible sur les images rapportées par les médias, et vous, en avez-vous vu? J'en doute! On ne voit seulement que des "insurgés" courant sous la panique.
La TV russe a pris contact avec le service des renseignements par satellite de l'armée qui ne disent avoir jamais constaté d'attaques aériennes lancées par Khadafi sur les insurgés.
Et encore, ces informations ne sont pas relayées dans les médias occidentaux.
Je regrette les quelques fautes d'orthographe, mais ce montage vidéo soulève une vraie question:
Lybie: CIA, réseaux sociaux et fabrique de... par Super_Resistence
Sur Voltairenet.org:

Sergei Lavrov, ministre des affaires étrangères.
Selon le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, « Il y a des rapports — et personne ne les dément— que la coalition a bombardé des colonnes des forces de Kadhafi, des rapports sur des actions de support aux insurgés armés ». Ceci est en claire contradiction avec la résolution 1973, a-t-il poursuivi. « Nous considérons que l’intervention de la coalition dans ce qui est essentiellement une guerre civile n’est pas autorisé par la résolution du Conseil de sécurité », a-t-il conclu.
De son côté, Dmitri Rogozine, le délégué permanent russe auprès de l’OTAN, a enjoint l’Alliance à se conformer strictement à la résolution « sans faire preuve de créativité ».
Les diplomates russes ont répété en plusieurs circonstances que les États membres de la coalition agissaient dans le cadre d’une résolution du Conseil de sécurité et devraient lui rendre des comptes.
L'analyse de Thierry Meyssan.
Les journaux français relaient la propagande, le journal de F2 en tête, mais l'on trouve parfois des petites perles perdues en chemin;
Le 24 avril sur france2:
Propagande et censure de guerre à l'américaine .... par 54fiorentino54
Et puis la réaction de Michel Collon, une fois de plus juste et pertinente.
Ce soir ou jamais - 21 mars 2011 - Avec Rony Braumann
« Le bon arabe c’est l’arabe qui est à genoux, qui donne son pétrole aux USA et celui-là il pourra traiter les femmes en esclaves, commettre des tortures, du terrorisme ; celui-là on ne lui fera rien, parce qu’il dira toujours merci aux Etats-Unis et à monsieur Sarkozy.
A la TV russe:
Aucun avion n'est visible sur les images rapportées par les médias, et vous, en avez-vous vu? J'en doute! On ne voit seulement que des "insurgés" courant sous la panique.
La TV russe a pris contact avec le service des renseignements par satellite de l'armée qui ne disent avoir jamais constaté d'attaques aériennes lancées par Khadafi sur les insurgés.
Et encore, ces informations ne sont pas relayées dans les médias occidentaux.
Je regrette les quelques fautes d'orthographe, mais ce montage vidéo soulève une vraie question:
Lybie: CIA, réseaux sociaux et fabrique de... par Super_Resistence
Sur Voltairenet.org:
Sergei Lavrov, ministre des affaires étrangères.
Selon le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, « Il y a des rapports — et personne ne les dément— que la coalition a bombardé des colonnes des forces de Kadhafi, des rapports sur des actions de support aux insurgés armés ». Ceci est en claire contradiction avec la résolution 1973, a-t-il poursuivi. « Nous considérons que l’intervention de la coalition dans ce qui est essentiellement une guerre civile n’est pas autorisé par la résolution du Conseil de sécurité », a-t-il conclu.
De son côté, Dmitri Rogozine, le délégué permanent russe auprès de l’OTAN, a enjoint l’Alliance à se conformer strictement à la résolution « sans faire preuve de créativité ».
Les diplomates russes ont répété en plusieurs circonstances que les États membres de la coalition agissaient dans le cadre d’une résolution du Conseil de sécurité et devraient lui rendre des comptes.
L'analyse de Thierry Meyssan.
Les journaux français relaient la propagande, le journal de F2 en tête, mais l'on trouve parfois des petites perles perdues en chemin;
Le 24 avril sur france2:
Propagande et censure de guerre à l'américaine .... par 54fiorentino54
Et puis la réaction de Michel Collon, une fois de plus juste et pertinente.
Ce soir ou jamais - 21 mars 2011 - Avec Rony Braumann
« Le bon arabe c’est l’arabe qui est à genoux, qui donne son pétrole aux USA et celui-là il pourra traiter les femmes en esclaves, commettre des tortures, du terrorisme ; celui-là on ne lui fera rien, parce qu’il dira toujours merci aux Etats-Unis et à monsieur Sarkozy.
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jeudi 31 mars 2011
En Iran? En Syrie? Au Bahrein?
Non! En Grèce, le 23 février.
Non! En Angleterre, le 23 mars.
Des émeutes extrêmement violentes largement censurés dans les médias français.
Pourquoi d'après vous?
Elles sont crées par la colère des mesures d'austérité, et la dette toujours plus grande qu'impose le FMI, nous aussi subissons les lois du FMI, ces révoltes seraient sans aucun doute largement suivies en France.
Non! En Angleterre, le 23 mars.
Des émeutes extrêmement violentes largement censurés dans les médias français.
Pourquoi d'après vous?
Elles sont crées par la colère des mesures d'austérité, et la dette toujours plus grande qu'impose le FMI, nous aussi subissons les lois du FMI, ces révoltes seraient sans aucun doute largement suivies en France.
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lundi 28 mars 2011
mardi 22 mars 2011
PROPAGANDA - La première victime d'une guerre, c'est la vérité.
Les règles de la propagande de guerre
Comment les médias occidentaux ont-ils couvert les diverses guerres qui ont suivi la première guerre du Golfe ? Peut-on dresser des constats communs ? Existe-t-il des règles incontournables de la « propagande de guerre » ? Oui.
1. Cacher les intérêts. Nos gouvernements se battent pour les droits de l’homme, la paix ou quelque autre noble idéal. Ne jamais présenter la guerre comme un conflit entre des intérêts économiques et sociaux opposés.
2. Diaboliser. Pour obtenir le soutien de l’opinion, préparer chaque guerre par un grand médiamensonge spectaculaire. Puis continuer à diaboliser l’adversaire particulièrement en ressassant des images d’atrocités.
3. Pas d’Histoire ! Cacher l’histoire et la géographie de la région. Ce qui rend incompréhensibles les conflits locaux attisés, voire provoqués par les grandes puissances elles-mêmes.
4. Organiser l’amnésie. Eviter tout rappel sérieux des précédentes manipulations médiatiques. Cela rendrait le public trop méfiant.
Règle n° 1. Cacher les intérêts.
La règle la plus fondamentale de la propagande de guerre, c’est de cacher que ces guerres sont menées pour des intérêts économiques bien précis, ceux des multinationales. Qu’il s’agisse de contrôler les matières premières stratégiques ou les routes du pétrole et du gaz, qu’il s’agisse d’ouvrir les marchés et de briser les Etats trop indépendants, qu’il s’agisse de détruire tout pays pouvant représenter une alternative au système, les guerres sont toujours économiques en définitive. Jamais humanitaires. Pourtant, à chaque fois, c’est le contraire qu’on raconte à l’opinion.
La première guerre contre l’Irak a été présentée à l’époque comme une guerre pour faire respecter le droit international. Alors que les véritables objectifs, exprimés dans divers documents – même pas internes – du régime US étaient : 1. Abattre un régime qui appelait les pays arabes à s’unir pour résister à Israël et aux Etats-Unis. 2. Garder le contrôle sur l’ensemble du pétrole du Moyen-Orient. 3. Installer des bases militaires dans une Arabie saoudite déjà réticente. Il est très instructif, et cocasse, de relire aujourd’hui les nobles déclarations faites à l’époque par la presse européenne européenne sur les nobles motivations de la première guerre du Golfe. De tout cela, zéro bilan.
Les diverses guerres contre la Yougoslavie ont été présentées comme des guerres humanitaires. Alors que, selon leurs propres documents, que chacun pouvait consulter, les puissances occidentales avaient décidé d’abattre une économie trop indépendante face aux multinationales, avec d’importants droits sociaux pour les travailleurs. Le vrai but était de contrôler les routes stratégiques des Balkans (le Danube et les pipe-lines en projet), d’installer des bases militaires (donc de soumettre la forte armée yougoslave) et de coloniser économiquement ce pays. Actuellement, de nombreuses informations sur place confirment une colonisation éhontée par les multinationales dont US Steel, le pillage des richesses du pays, la misère croissante qui s’ensuit pour la population. Mais tout cela reste soigneusement caché à l’opinion internationale. Tout comme les souffrances des populations dans les divers autres pays recolonisés.
L’invasion de l’Afghanistan a été présentée comme une lutte anti-terroriste, puis comme une lutte d’émancipation démocratique et sociale. Alors que, là aussi, des documents US parfaitement consultables révélaient de quoi il s’agissait. 1. Construire un pipe-line stratégique permettant de contrôler l’approvisionnement de tout le sud de l’Asie, continent décisif pour la guerre économique du 21ème siècle. 2. Etablir des bases militaires US au centre de l’Asie. 3. Affaiblir tous les « rivaux » possibles sur ce continent - la Russie, l’Iran et surtout la Chine - et les empêcher de s’allier.
On pourrait analyser pareillement comment on nous cache soigneusement les véritables enjeux économiques et stratégiques des guerres en cours ou à venir : Colombie, Congo, Cuba, Corée... Bref, le tabou fondamental des médias, c’est l’interdiction de montrer que chaque guerre sert toujours des multinationales bien précises. Que la guerre est la conséquence d’un système économique qui impose littéralement aux multinationales de dominer le monde et de le piller pour empêcher ses rivaux de le faire.
Règle N°2. Diaboliser.
Chaque grande guerre commence par un grand médiamensonge qui sert à faire basculer l’opinion pour qu’elle se range derrière ses gouvernants.
- En 1965, les Etats-Unis déclenchent la guerre du Vietnam en inventant de toutes pièces une attaque vietnamienne contre deux de leurs navires (incident « de la baie du Tonkin »).
- Contre Grenade, en 83, ils inventent une menace terroriste (déjà !) qui viserait les USA.
- La première agression contre l’Irak, en 1991, est « justifiée » par un prétendu vol de couveuses dans une maternité de Koweït City. Médiamensonge fabriqué de toutes pièces par la firme US de relations publiques Hill & Knowlton.
- De même, l’intervention de l’Otan en Bosnie (95) sera « justifiée » par des récits truqués de « camps d’extermination » et des bombardements de civils à Sarajevo, attribués aux Serbes. Les enquêtes ultérieures (tenues secrètes) montreront pourtant que les auteurs étaient en fait les propres alliés de l’Otan.
- Début 99, l’attaque contre la Yougoslavie sera « justifiée » par une autre mise en scène : un prétendu « massacre de civils » à Racak (Kosovo). En réalité, un combat entre deux armées, provoqué par les séparatistes de l’UCK. Ceux que les responsables US qualifiaient de « terroristes » au début 98 et de « combattants de la liberté » quelques mois plus tard.
- La guerre contre l’Afghanistan ? Plus fort encore, avec les attentats du 11 septembre. Sur lesquels toute enquête sérieuse et indépendante sera étouffée, pendant que les faucons de l’administration Bush se précipiteront pour faire passer des plans d’agression, préparés depuis longtemps, contre l’Afghanistan, l’Irak et quelques autres.
Chaque grande guerre commence par un médiamensonge de ce type : des images atroces prouvant que l’adversaire est un monstre et que nous devons intervenir pour une « juste cause ».
Pour qu’un tel médiamensonge fonctionne bien, plusieurs conditions sont nécessaires : 1. Des images épouvantables. Truquées si nécessaire. 2. Les marteler plusieurs jours, puis prolonger par des rappels fréquents. 3. Monopoliser les médias, exclure la version de l’autre camp. 4. Ecarter les critiques, en tout cas jusqu’au moment où il sera trop tard. 5. Qualifier de « complices », voire de « révisionnistes » ceux qui mettent en doute ces médiamensonges.
Règle N° 3. Pas d’Histoire !
Dans tous les grands conflits de ces dernières années, les médias occidentaux ont caché à l’opinion les données historiques et géographiques essentielles pour comprendre la situation des régions stratégiques concernées.
En 1990, on nous présente l’occupation du Koweït par l’Irak (qu’il ne s’agit pas ici de justifier ou d’analyser) comme une « invasion étrangère ». On « oublie » de dire que le Koweït avait toujours été une province de l’Irak, qu’il en a été séparé en 1916 seulement par les colonialistes britanniques dans le but explicite d’affaiblir l’Irak et de garder le contrôle de la région, qu’aucun pays arabe n’a jamais reconnu cette « indépendance », et enfin que le Koweït est juste une marionnette permettant aux Etats-Unis de confisquer les revenus du pétrole.
En 1991, en Yougoslavie, on nous présente comme de gentils démocrates « victimes » deux dirigeants extrémistes, racistes et provocateurs, que l’Allemagne a armés avant la guerre : le Croate Franjo Tudjman et le Bosniaque Alia Izetbegovic. En cachant qu’ils renouent avec le plus sinistre passé de la Yougoslavie : le génocide anti-serbe, anti-juif et anti-rom de 41-45. On présente aussi les populations serbes de Bosnie comme des envahisseurs alors qu’elles y vivaient depuis des siècles.
En 1993, on nous présente l’intervention occidentale en Somalie comme « humanitaire » en cachant soigneusement que des sociétés US ont acheté le sous-sol pétrolifère de ce pays. Et que Washington entend contrôler cette région stratégique de la « Corne de l’Afrique » ainsi que les routes de l’Océan Indien.
En 1994, on nous présente le génocide rwandais en faisant silence sur l’histoire de la colonisation belge et française. Laquelle avait délibérément organisé le racisme entre Hutus et Tutsis pour mieux les diviser.
En 1999, on nous présente le Kosovo comme une terre envahie par les Serbes. On nous parle de « 90% d’Albanais, 10% de Serbes ». Passant sous silence la forte diminution du nombre des Serbes lors du génocide commis dans cette province durant la Seconde Guerre mondiale, puis durant l’administration albanaise de la province (années 80). On escamote aussi l’existence au Kosovo de nombreuses minorités (Roms, Juifs, Turcs, Musulmans, Gorans, etc...). Minorités dont « nos amis » de l’UCK avaient programmé le nettoyage ethnique, qu’ils réalisent aujourd’hui sous les yeux et avec la bénédiction de l’Otan.
En 2001, on crie haro sur les talibans, régime certes peu défendable. Mais qui les a amenés au pouvoir ? Qui les a protégés des critiques des organisations des droits de l’homme afin de pouvoir construire avec eux un juteux pipeline transcontinental ? Et surtout, au départ, qui a utilisé le terrorisme de Ben Laden pour renverser le seul gouvernement progressiste qui avait émancipé la paysannerie et les femmes ? Qui a ainsi rétabli la pire terreur fanatique en Afghanistan ? Qui, sinon les Etats-Unis ? De tout ceci, le public ne sera guère informé. Ou trop tard.
La règle est simple. Occulter le passé permet d’empêcher le public de comprendre l’histoire des problèmes locaux. Et permet de diaboliser à sa guise un des protagonistes. Comme par hasard, toujours celui qui résiste aux visées néocoloniales des grandes puissances.
Règle N° 4. Organiser l’amnésie.
Lorsqu’une grande puissance occidentale prépare ou déclenche une guerre, ne serait-ce pas le moment de rappeler les grands médiamensonges des guerres précédentes ? D’apprendre à déchiffrer les informations transmises par des états-majors ô combien intéressés ? Cela s’est-il produit à l’occasion des diverses guerres des années 90 ? Jamais. A chaque fois, la nouvelle guerre devient la « guerre juste », plus blanche encore que les précédentes, et ce n’est pas le moment de semer le doute.
Les débats seront pour plus tard. Ou jamais ? Un cas flagrant : récemment, un super-menteur a été pris la main dans le sac, en flagrant délit de médiamensonge. Alastair Campbell, chef de la « communication » de Tony Blair, a dû démissionner quand la BBC a révélé qu’il avait truqué les informations sur les prétendues armes de destruction massive. Ceci a-t-il provoqué un débat sur les précédents exploits du dit Campbell ? N’aurait-il pas été intéressant d’expliquer que toute notre information sur le Kosovo avait été concoctée par ce même Campbell ? Que cela méritait certainement un bilan et une réévaluation de l’information donnée sur la guerre contre la Yougoslavie ? Il n’en a rien été.
Source : michelcollon.infoo
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dimanche 20 mars 2011
La guerre juste... est juste une guerre.
A votre disposition une sélection d'articles traitant du conflit en Lybie:
source - Voltairenet.org:
http://www.voltairenet.org/article169031.html

http://www.voltairenet.org/article168973.html
Source - Michel Collon.info:

http://www.michelcollon.info/Agression-de-la-Libye-les.html
http://www.michelcollon.info/Libye-l-hypocrisie-et-la-trahison.html
http://www.michelcollon.info/Honte-honte-honte-a-nouveau-sur.html
http://www.michelcollon.info/Cinq-remarques-sur-l-intervention.html
Source - Monsieury.over-blog.com:
http://monsieury.over-blog.com/article-l-auto-destruction-de-la-gauche-europeenne-69717330.html
Si vous n'êtes pas convaincu je vous laisse prendre la porte de sortie, c'est par ici...
source - Voltairenet.org:
http://www.voltairenet.org/article169031.html
http://www.voltairenet.org/article168973.html
Source - Michel Collon.info:
http://www.michelcollon.info/Agression-de-la-Libye-les.html
http://www.michelcollon.info/Libye-l-hypocrisie-et-la-trahison.html
http://www.michelcollon.info/Honte-honte-honte-a-nouveau-sur.html
http://www.michelcollon.info/Cinq-remarques-sur-l-intervention.html
Source - Monsieury.over-blog.com:
http://monsieury.over-blog.com/article-l-auto-destruction-de-la-gauche-europeenne-69717330.html
Si vous n'êtes pas convaincu je vous laisse prendre la porte de sortie, c'est par ici...
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usa
lundi 17 janvier 2011
Tchu-Tchu
SNCF et RATP incitent la presse à partir en guerre contre la fraude pour repousser la gratuité
17 Janvier 2011 Par Claude-Marie Vadrot
La RATP et la SNCF, pour ne citer que les opérateurs les plus importants, font actuellement parvenir plus ou moins discrètement à la presse, des documents soi-disant confidentiels qui permettent à des médias de s’étendre longuement sur la progression de la fraude et de la dénoncer. Qu’il s’agissent des groupes dont les membres s’associent pour constituer des « fonds de garantie » destinés à payer les amendes, des voyageurs qui omettent de valider leurs tickets en jouant sur les contrôles aléatoires, de ceux qui sautent par dessus les portillons de plus en plus sophistiqués ou d’autres qui prennent un passe Navigo minimal alors qu’ils parcourent plusieurs zones, les voyageurs de la région parisienne, de Marseille, de Bordeaux, de Nantes ou de Lille sont de plus en plus nombreux à tenter de refuser de payer leur transport. Soit qu’ils expriment plus ou moins consciemment une position idéologique, soit qu’ils n’aient tout simplement pas les moyens d’acquitter des tarifs de péage de plus en plus élevés par rapport à leurs ressources. La SNCF, la RATP, les régies de transports publics ou privés, communiquent de plus en plus agressivement sur ce qu’ils considèrent comme une « fraude », mais se gardent bien d’avouer l’ampleur de ce refus qui atteint 80 % pour une partie des bus de la Région parisienne ou de Lyon, plus de 30 % dans le métro parisien et 40 % à Marseille tous types de transport en commun confondus.
Si l’Etat et des villes cherchent à faire montrer du doigt ce refus de paiement, c’est que les perspectives de la privatisation de tous les transports en commun dits « publics » se précisent, privatisation qui implique la notion de « bénéfices ». La SNCF en est une parfaite illustration.
La question posée directement et indirectement par les voyageurs qui renâclent à verser leur obole est claire : pourquoi les transports publics ne sont-ils pas tout simplement gratuits ou ne relèvent-ils pas d’un versement symbolique d’une pièce de quelques centimes d’euros ouvrant les portillons qui ont pour seul avantage de permettre de compter le nombre des voyageurs et de régler le nombre et la fréquence des autobus, des métros, des trains de banlieue ou des trams en fonction de la fréquentation ? Quant à la SNCF Grande Lignes, le retour à la facturation kilométrique, quel que soit le train, serait un premier retour à l’équité envers tous les citoyens.
Il faudra bien qu’un jour toutes les sociétés de transports livrent au public le coût de l’émission des billets ou des tickets, des systèmes sophistiqués de contrôle et de surveillance, des caméras de vidéosurveillance et des équipes de contrôleurs. Sans oublier pour ces derniers le stress qu’ils subissent et celui qu’ils font subir aux voyageurs. Et il faudrait mettre cette dépense grandissante en face de ce que rapportent les tickets et les billets. D’autant plus que la gratuité permettrait de toute évidence d’augmenter le recours à des transports traités enfin comme un service public. Mais, s’ils existent, ces calculs restent confidentiels, de peur qu’ils mettent en péril la religion du paiement et déstabilisent les nombreux projets de privatisation. La suppression du prix de plus en plus élevé des systèmes de contrôle permettrait notamment de dégager des moyens humains pour assurer la tranquillité dans des transports de plus en plus privés de personnel.
Pour se borner à l’exemple français, il ne faut pas oublier qu’il existe déjà en France 14 villes qui ont instauré la gratuité. Qu’il s’agisse de Libourne, de Compiègne, de Châteauroux, de Gap, d’Aubagne ou de Vitré, ces communes n’ont pas été mise en faillite par ces décisions qui, pour certaines, remontent à prés de dix ans. D’autres petites communes comptant moins de 20 000 habitants l’ont fait plus discrètement. La conséquence, logiquement, la plus visible ayant été que, partout, la fréquentation des transports en commun a augmenté de 10 à plus de 30%. Mais il s’agit là d’un sujet tellement tabou et contraire à nos mentalités qu’à Lyon, les seules associations qui s’opposent à gratuité à laquelle songe la municipalité sont les associations d’usagers des transports. Comme si elles craignaient que leurs transports en commun soient envahis, quelle horreur, par les plus pauvres de leurs concitoyens...Sans oublier que les entreprises qui bénéficient du transport de leurs personnels pourraient contribuer plus généreusement aux coûts de fonctionnement.
Aux Etats Unis, on crierait volontiers au « communisme » alors que les transports publics, au moins en France, sont une conquête de toutes les catégories de salariés.
17 Janvier 2011 Par Claude-Marie Vadrot
La RATP et la SNCF, pour ne citer que les opérateurs les plus importants, font actuellement parvenir plus ou moins discrètement à la presse, des documents soi-disant confidentiels qui permettent à des médias de s’étendre longuement sur la progression de la fraude et de la dénoncer. Qu’il s’agissent des groupes dont les membres s’associent pour constituer des « fonds de garantie » destinés à payer les amendes, des voyageurs qui omettent de valider leurs tickets en jouant sur les contrôles aléatoires, de ceux qui sautent par dessus les portillons de plus en plus sophistiqués ou d’autres qui prennent un passe Navigo minimal alors qu’ils parcourent plusieurs zones, les voyageurs de la région parisienne, de Marseille, de Bordeaux, de Nantes ou de Lille sont de plus en plus nombreux à tenter de refuser de payer leur transport. Soit qu’ils expriment plus ou moins consciemment une position idéologique, soit qu’ils n’aient tout simplement pas les moyens d’acquitter des tarifs de péage de plus en plus élevés par rapport à leurs ressources. La SNCF, la RATP, les régies de transports publics ou privés, communiquent de plus en plus agressivement sur ce qu’ils considèrent comme une « fraude », mais se gardent bien d’avouer l’ampleur de ce refus qui atteint 80 % pour une partie des bus de la Région parisienne ou de Lyon, plus de 30 % dans le métro parisien et 40 % à Marseille tous types de transport en commun confondus.
Si l’Etat et des villes cherchent à faire montrer du doigt ce refus de paiement, c’est que les perspectives de la privatisation de tous les transports en commun dits « publics » se précisent, privatisation qui implique la notion de « bénéfices ». La SNCF en est une parfaite illustration.
La question posée directement et indirectement par les voyageurs qui renâclent à verser leur obole est claire : pourquoi les transports publics ne sont-ils pas tout simplement gratuits ou ne relèvent-ils pas d’un versement symbolique d’une pièce de quelques centimes d’euros ouvrant les portillons qui ont pour seul avantage de permettre de compter le nombre des voyageurs et de régler le nombre et la fréquence des autobus, des métros, des trains de banlieue ou des trams en fonction de la fréquentation ? Quant à la SNCF Grande Lignes, le retour à la facturation kilométrique, quel que soit le train, serait un premier retour à l’équité envers tous les citoyens.
Il faudra bien qu’un jour toutes les sociétés de transports livrent au public le coût de l’émission des billets ou des tickets, des systèmes sophistiqués de contrôle et de surveillance, des caméras de vidéosurveillance et des équipes de contrôleurs. Sans oublier pour ces derniers le stress qu’ils subissent et celui qu’ils font subir aux voyageurs. Et il faudrait mettre cette dépense grandissante en face de ce que rapportent les tickets et les billets. D’autant plus que la gratuité permettrait de toute évidence d’augmenter le recours à des transports traités enfin comme un service public. Mais, s’ils existent, ces calculs restent confidentiels, de peur qu’ils mettent en péril la religion du paiement et déstabilisent les nombreux projets de privatisation. La suppression du prix de plus en plus élevé des systèmes de contrôle permettrait notamment de dégager des moyens humains pour assurer la tranquillité dans des transports de plus en plus privés de personnel.
Pour se borner à l’exemple français, il ne faut pas oublier qu’il existe déjà en France 14 villes qui ont instauré la gratuité. Qu’il s’agisse de Libourne, de Compiègne, de Châteauroux, de Gap, d’Aubagne ou de Vitré, ces communes n’ont pas été mise en faillite par ces décisions qui, pour certaines, remontent à prés de dix ans. D’autres petites communes comptant moins de 20 000 habitants l’ont fait plus discrètement. La conséquence, logiquement, la plus visible ayant été que, partout, la fréquentation des transports en commun a augmenté de 10 à plus de 30%. Mais il s’agit là d’un sujet tellement tabou et contraire à nos mentalités qu’à Lyon, les seules associations qui s’opposent à gratuité à laquelle songe la municipalité sont les associations d’usagers des transports. Comme si elles craignaient que leurs transports en commun soient envahis, quelle horreur, par les plus pauvres de leurs concitoyens...Sans oublier que les entreprises qui bénéficient du transport de leurs personnels pourraient contribuer plus généreusement aux coûts de fonctionnement.
Aux Etats Unis, on crierait volontiers au « communisme » alors que les transports publics, au moins en France, sont une conquête de toutes les catégories de salariés.
Source Mediapart.
Il était une fois...
Ce 11 janvier, « Le Roman de la Crise » (Fric, krach et gueule de bois) allait nous expliquer les subprimes, les banques, la Bourse, le chômage, le rôle de l’Etat. Aidé par un romancier (Eric Orsenna) et surtout un économiste (Daniel Cohen), un grand acteur de théâtre, Pierre Arditi, nostalgique des « trente glorieuses » nous a fait tout un cinéma. Enfin, nous devions tout comprendre sur la crise ! Quelle histoire a-t-on voulu nous raconter dans ce « Roman de la Crise » ? Réalité ou fiction ? Michel Collon décortique.
Roman de la Crise : Michel Collon répond à France 2
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vendredi 10 septembre 2010
Travailler moins... gagner plus.
En vingt minutes, Frank Lepage et Gaël Tanguy démontent tout ce que les gouvernements essaie de nous faire croire depuis vingt ans au sujet des retraites. Instructif !
Incultures 5 Travailler MOINS pour gagner plus... 1sur2
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