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mardi 12 juillet 2011

Sarkozy, combien d’enfants as-tu tués cette nuit ?

Michel Collon, sur place près de Tripoli accuse l'Otan: un bombardement de l'otan a fait plusieurs morts dans un jardin conçu pour accueillir les enfants qui souhaitaient fêter leur anniversaire. Pas de chance il y avait un anniversaire qui se célébrait quand les avions français, nos avions, ceux dont les bombes et le kérosène est payé avec nos impôts, ont tiré.

Combien de temps encore allons-nous toléré ça?!

ATTENTION, CERTAINES IMAGES PEUVENT CHOQUER.

Sarkozy, combien d'enfants as-tu tué cette nuit ? from Investig'Action - Michel Collon on Vimeo.

Vous êtes viré!




Parlement Européen, Bruxelles - 28 juin 2011. Nigel Farage ne mâche pas ses mots face aux 3 supers-bureaucrates de l’Union européenne...



Parlement Européen, Bruxelles - juillet 2011
Nigel Farage fait encore preuve d'une grande éloquence et d'un grand charisme face au parlement européen.

vendredi 1 juillet 2011

War is peace



Cet entretien a été enregistré à Tripoli, le 29 juin dernier, où Thierry Meyssan s’est rendu avec un groupe d’enquêteurs du Réseau Voltaire.

Cette analyse de Thierry Meyssan sur la situation en Libye aurait du à l’origine être faite le 27 juin, en direct sur le plateau de « L’Appel de la Patrie », qui est la principale émission politique de la télévision nationale libyenne depuis la début de la guerre (1), pour laquelle le fondateur et président du Réseau Voltaire était l’invité spécial. Cependant, une minute avant le début du programme, l’OTAN a lancé un missile ciblé sur le relais hertzien de manière à empêcher la diffusion de l’émission (2).

Ce témoignage est exceptionnel car il donne un éclairage objectif sur la situation en Libye et nous permet de comprendre les buts réels des manœuvres occidentales en cours dans cette région du monde.

Entretien réalisé par Julien Teil, pour Mecanopolis

Sur le même sujet, lire également L’OTAN détruit des installation civiles pour empêcher Thierry Meyssan de s’adresser au peuple Libyen ainsi que Libye : La France arme et encadre les forces « rebelles »

Notes :
1. Cette émission est diffusée presque chaque jour et animée par Youssef Shakir, un journaliste réputé qui a, par le passé, lutté contre le colonel Kadhafi et qui aujourd’hui défend l’unité nationale face à l’agression étrangère.
2. L’explosion a eu lieu à proximité de la place Bab Al-Azizia où des manifestants anti-OTAN campent depuis le début du conflit. Les ingénieurs libyens sont parvenus à bricoler une autre antenne relais et le programme a pu commencer avec une heure et demie de retard. Il a fait l’objet de rediffusions. Il sera prochainement visible sur internet.


Source: www.Mecanopolis.org

lundi 13 juin 2011

Ne dites pas à ma mère que je suis en Syrie


Interview de Jacques Vergès par Louis Denghien

Figure du mouvement anti-impérialiste, l’avocat international Jacques Vergès observe la décadence morale de l’Occident et sa prétention à remodeler le monde à son image. Dans un entretien à InfoSyrie, il met en garde contre les actions entreprises pour renverser les régimes laïques et progressistes de Libye et de Syrie au profit de groupes religieux réactionnaires.



Louis Denghien : Tout d’abord, quelle est votre analyse de la situation en Syrie ?

Jacques Vergès : Il y a très clairement une tentative de déstabilisation extérieure de la Syrie. Dans ce pays l’Arabie saoudite est à la manœuvre, via les groupes salafistes qu’elle inspire et finance. Et, bien sûr, les États-Unis supervisent cette ébauche de guerre civile [1]. Israël, État frontalier et ennemi de la Syrie, et qui dispose de services de renseignement et d’action assez performants, est selon moi directement impliqué aussi. Et je n’aurai garde d’oublier le rôle moteur que, joue, sur le plan diplomatique, la France pour discréditer et isoler le régime syrien.

Je ne nie pas pour autant qu’il existe des problèmes sociaux en Syrie. La France aussi connait de graves problèmes sociaux et l’on peut même dire que la société française est confrontée à un certain nombre de blocages. Mais les ennemis intérieurs et extérieurs de la Syrie baasiste font tout pour jeter de l’huile sur le feu. Quant à moi, je suis très clairement un ami de la Syrie telle qu’elle est.

Louis Denghien : Quel est selon vous le - ou les - ressort de l’attitude de Nicolas Sarkozy dans cette affaire ?

Jacques Vergès : Sur un plan strictement idéologique, il y a l’incontestable philosionisme et philo-américanisme de ce président, qui rêve d’être le meilleur élève européen, ou le premier ex-aequo avec le Britannique David Cameron, de la « classe OTAN ». Et l’on touche là à un aspect plus personnel et psychologique du personnage : son désir pathétique de se hisser à ce statut d’homme d’État qui joue dans la « cour des grands » de ce monde, statut qu’une large majorité de l’opinion française semble lui dénier aujourd’hui.

Et puis il y a tous ces échecs intérieurs - économiques ou sécuritaires - qu’on essaye de faire oublier aux électeurs par des roulements de mécanique guerrière ; c’est un procédé vieux comme le monde politique.

Enfin il y a le lourd passif de la diplomatie française vis-à-vis du printemps arabe, tunisien et égyptien : de Fillon passant ses vacances aux frais de Moubarak à « M.A.M. » proposant à Ben Ali l’expertise française en matière de répression policière [2], il y a là pas mal de choses à faire oublier, le plus vite possible. Et cela donne notamment cette guerre non avouée contre Kadhafi, décidée dans la précipitation et sans objectif politique clair sur simple injonction de Bernard-Henri Lévy, par dessus l’épaule d’Alain Juppé et de Gérard Longuet. Une politique aventureuse, qui ne pourra déboucher que sur le chaos, et le gâchis de vies humaine et de richesses. Et qui est déjà un échec, comme la guerre d’Afghanistan : Kadhafi résiste, moins à cause de son armement supérieur que du soutien dont il continue de bénéficier dans une large part de la population libyenne, et aussi parce que les opposants soutenus à prix d’or par les Occidentaux font chaque jour la preuve de leur vacuité, non seulement militaire mais politique.

Face à cette résistance, les médias ressortent les bons vieux bobards de la guerre psychologique : est-ce que vous avez entendu cette pittoresque « information » diffusée sur nos télévisions ? Kadhafi aurait distribué du viagra à ses soldats pour les inciter à violer les femmes des rebelles ! [3] Quand on en est réduit à ce type de propagande, c’est vraiment que ça va mal !

Louis Denghien : Pour vous, l’action occidentale, en Libye comme en Syrie, est, en quelque sorte, improvisée, mal pensée, vouée à l’échec. On s’attendrait cependant à moins d’amateurisme de la part de l’administration américaine et de l’OTAN...

Jacques Vergès : Mais voyez le gâchis inepte perpétré par les Américains en Irak depuis près de dix ans : ils ont lancé une guerre sous des prétextes bidons pour abattre Saddam Hussein, un « dur » du camp arabe face à Israël. Et après d’innombrables victimes et de gigantesques dégâts, ils ont donné le pouvoir à la majorité chiite, autrement dit à l’Iran, leur ennemi public n°1. C’est de la grande géopolitique, ça ? N’importe quel analyste ou connaisseur de la région aurait pu prédire ce résultat à Bush et à sa clique néo-conservatrice !

Cette situation ubuesque a inspiré au grand intellectuel américain Noam Chomsky cette boutade un rien désabusée : « Je croyais qu’on était allé en Irak pour lutter contre le fanatisme islamiste et on les a mis au pouvoir ! » Eh bien, c’est la même chose en Libye : on fait donner la grosse artillerie contre Kadhafi, qui s’était cependant rapproché de l’Occident - et que Sarkozy, naguère, avait reçu avec les égards qu’on sait - et on n’a comme solution de rechange que des « bras cassés » impuissants et infiltrés d’ailleurs par des islamistes radicaux, qui ne représentent au mieux que la province de Cyrénaïque - et même là leur représentativité m’apparaît pour le moins fragile. Et est-ce que la « détermination » française - ou anglaise - résistera au premier hélicoptère, ou aux premiers commandos terrestres, abattus ?

Et quant à la Syrie, si les Américains et leurs amis saoudiens parvenaient à renverser le régime de Bachar al-Assad, ils livreraient le pays ipso facto à des sectaires sunnites qui mettraient ce pays moderne à l’heure de Ryad, ce qui à terme sera lourd de conséquences pour Israël et ses protecteurs américains. Cela dit, je reste optimiste, pour la Syrie et même la Libye. La majorité du peuple syrien sait que c’est la guerre civile et la destruction de leur pays que leur apporteraient les opposants officiels plus ou moins fantoches des Américains et les groupes armés infiltrés sur le terrain. Les Syriens ne veulent pas que leur pays devienne un nouvel Irak.

Louis Denghien : Et si le but de guerre des Américains et de leurs auxiliaires européens et arabes c’était justement, à défaut de contrôler la Syrie, de la détruire, de la faire revenir un demi-siècle ou plus en arrière, comme certains stratèges d’Outre-Atlantique s’en sont vantés pour l’Irak ?

Jacques Vergès : Mais précisément l’exemple irakien montre que c’est une politique à courte vue, et dangereuse pour les intérêts géostratégiques de Washington : l’Irak aujourd’hui n’a jamais été aussi proche de l’Iran. Et la création de fait d’un État autonome kurde dans le nord du pays a contribué à éloigner la Turquie des États-Unis. On ne gagne rien à créer des situations incontrôlables, le chaos que vous avez créé vous reviendra dans la figure tel un boomerang géopolitique ! Et qu’aura gagné Miss Clinton quand des djihadistes paraderont dans les rues de Tripoli, après celles de Benghazi ? Pour ce qui est de la Syrie, je crois que l’appui dont continue de bénéficier le pouvoir de Bachar al-Assad demeure l’obstacle le plus efficace contre les manœuvres américano-israélo-saoudiennes.

Louis Denghien : Donc, en Syrie comme ailleurs, l’Occident pratique la fuite en avant, la politique de la canonnière au jour le jour ?

Jacques Vergès : Exactement. Parce que l’Occident est malade. Économiquement. Politiquement. Et surtout moralement. Pour moi, ces coûteuses gesticulations militaires, de Kaboul à Tripoli en passant par Bagdad sinon Damas, sont comparables aux spasmes d’un agonisant. L’Amérique notamment est très malade, de son économie ruinée, de sa dette colossale, de son dollar devenu une monnaie de Monopoly, de ses escroqueries géantes à la Madoff. Et aussi de l’arrivée sur le « marché géopolitique » de puissances émergentes, ou ré-émergentes comme la Russie, la Chine, l’Inde, le Brésil.

Pour garder un semblant de légitimité morale et politique, et donc un leadership mondial, on se fabrique un ennemi, un « Grand Satan » comme dirait les Iraniens, qui fasse oublier aux opinions internes la faillite imminente. Mais quel crédit moral accorder à des puissances qui pratiquent en permanence le « deux poids, deux mesures » ?

Pour nous en tenir au Proche-Orient, on bombarde Tripoli et on menace Damas, quand on laisse Israël poursuivre, en dépit de résolutions répétées de l’ONU, la colonisation et la répression sanglante, quand on laisse les troupes saoudiennes réprimer au Bahrein, autre pion américain dans le Golfe, un mouvement populaire de contestation. On stigmatise le fanatisme iranien, quand on s’appuie sur l’Arabie Saoudite théocratique pratiquant la forme la plus sectaire et obscurantisme de l’Islam.

Je pourrais aussi vous parler longuement de la Côte d’Ivoire, où la France, exauçant ainsi le choix américain, a décrété qu’Alassane Ouattara était le gentil démocrate du film, et Laurent Gbagbo le méchant, alors que l’ONU a fait la preuve des nombreuses exactions des troupes de Ouattara contre la population civile, et du climat de terreur qu’elles ont instauré dans leur fief du nord, pendant ces fameuses élections présidentielles. Et si on nous explique que M. Ouattara ne contrôle pas ses troupes, c’est tout simplement un incapable !

Je le répète, ces expéditions coloniales en Afrique et au Proche-Orient - après tout les deux anciennes puissances coloniales, française et britannique, sont en première ligne militaire et diplomatique en Afrique du Nord comme dans l’ancien Levant - sont la preuve de la mauvaise santé de leurs instigateurs. L’Amérique est malade ? Et la France donc ! L’affaire DSK illustre pour moi, la faillite morale et politique des élites social-libérales, usées et corrompues ; et cette faillite morale s’ajoute à la faillite des institutions et à celle de l’économie, sans oublier l’insécurité : chacun voit que l’État français, qui bombarde Tripoli, est incapable de faire entendre raison aux caïds de banlieue ! Qu’on s’étonne ensuite qu’un président comme Sarkozy, dernier avatar de cette caste gouvernante, cherche à se refaire une virginité et une stature sur le dos des Libyens et des Syriens ! Imposture ! Imposture et spasmes de mourant ! L’Occident risque bien de crever de son cynisme et de sa faillite morale !

Louis Denghien : Pour finir, vous vous montrez plutôt optimistes quant à l’évolution de la situation dans ces pays de la « ligne de front » ?

Jacques Vergès : Oui. Les Américains et leurs séides peuvent faire pas mal de dégâts - on le voit en Libye, et en Afghanistan, ou encore au Soudan, on l’a vu en Irak et en ex-Yougoslavie. Je ne crois pas qu’ils pourront avoir raison contre des peuples et des nations : on le voit ou on le verra en Syrie, en Libye, en Égypte, au Liban et en Palestine. En Syrie, il faut être vigilant face aux manœuvres de déstabilisation et aux opérations de de désinformation.

Louis Denghien : Maître Vergès, merci beaucoup !


Merci au Réseau Voltaire

mardi 7 juin 2011

Ne dites pas à ma mère que je suis en Iran

Carte des bases militaires US au moyen-orient: on peut facilement observer l'encerclement de l'Iran

Iran : Les 10 mensonges qu’on vous répète

Un petit article pour tordre le cou aux rumeurs propagandistes au sujet de l'Iran qui s'accumulent auprès des médias et de la population française depuis plusieurs années. Tout ce que vous avez « entendu » par-ci par-là, qui ne tient pas debout, mais que les gens répètent à longueur de journée. Ou comment on manipule vos esprits pour que vous détestiez l'Iran.

1) « L'Iran est un pays arabe qui fut civilisé par les Européens »

Faux. C'est une idée bizarrement répandue dans l'esprit de beaucoup d'Européens en général, qui pensent que tous les pays du Moyen-Orient sont d'anciens pays arabes, colonies françaises ou anglaises. Or, l'Iran, pays quatre fois plus grand que la France, fait partie des sept pays du globe non-Européens qui ne furent jamais colonisés. Iran ou littéralement « terre des aryens » est le nom choisi par l'empereur Reza Chah Pahlavi en 1935 pour nommer ce qu'il lui restait de territoires perses suite au morcellement de l'empire et après que des équipes françaises et allemandes aient découvert Persépolis et les vestiges de l'ancien empire Perse, vieux de 3000 ans, auquel nous devons l'invention puis la diffusion de l’alphabet cunéïforme et de l’écriture, la route de la Soie, les contes des Mille et une Nuits, l’irrigation par canaux, le jeu d’échecs, les premières climatisations, les premières dissections humaines (Avicenne), la découverte de l’alcool méthylique, l'invention du zéro, une très grande partie de l’algèbre et la géométrie (souvent injustement appelées mathématiques « arabes »), mais aussi le système des armées modernes (inventé par Darius I et copié cinq cents ans plus tard par les Romains), les « hammams » (mot persan), le safran, le caviar, les tapis persans, les œufs peints de Pâques, le 25 décembre (naissance de Zarathoustra, remplacée par la naissance de Jésus dans le calendrier chrétien). En Iran, on ne parle donc pas l'Arabe, mais le Persan, une langue indo-aryenne, groupe de langues dont fait aussi partie la langue Français...

2) « L'Iran est liée à Al Qaida et est impliquée dans les attentats du 11 septembre »

Faux. Al Qaïda est un groupement sunnite à tendance salafiste, qui prend son origine en Arabie Saoudite au sein de la mouvance wahabite, c'est-à-dire une idéologie défendant une vision tribale arabisée de l'Islam aux antipodes de l'Islam chiite imamite jaafarite iranien, inspiré de la philosophoe plus ou moins soufie de Jaafar ibn Sadeq, descendant de l'Imam Ali ibn Abi Taleb (cousin du prophète Mahomet) qui défend une vision familiale de l'Islam (basée sur le respect de la famille des prophètes et leurs descendants, dans une continuité historique, d'où la relative tolérance des Chiites pour les Juifs et les Chrétiens). Historiquement, l'Arabie Saoudite et le Salafisme sont l'ennemi juré des gouvernements iraniens successifs, depuis l'avènement de l'Islam Chiite.

3) « L'Iran est une dictature »

Faux. Actuellement l'Iran est une république théocratique. Héritier de l'empire perse, l'Iran est naturellement passée d'une monarchie à une monarchie constitutionnelle puis a connu la démocratie en 1951 avec le gouvernement Mossadegh, qui fut renversé par un putch perpétré par la CIA en 1953 (opération Ajax), suite à la décision de l'Iran et de l'Egypte de nationaliser le pétrole. C'est le 1er choc pétrolier. En 1979, deuxième choc pétrolier lorsque l'Iran connaît sa seconde révolution, qui débouchera sur une République Démocratique Islamique, en 1981, avec une assemblée, un sénat et un conseil suprême religieux. La nouvelle république est immédiatement attaquée par son voisin, l'Irak de Saddam Hussein, alors soutenu par les Occidentaux, en tête desquels la France et les Etats-Unis, qui voient d'un très mauvais œil les désirs d'expansion de ce système, ainsi que cela était souhaité par l'Imam Khomeyni. Après 8 ans de guerre, à la chute du mur de Berlin, un armistice est signé et Saddam est attaqué un an plus tard par ses anciens amis américains (1ère guerre du Golf). Les conséquences pour l'Iran sont autrement plus dramatiques puisque la République a entretemps modifié sa constitution pour augmenter le pouvoir du Guide, c'est à dire le chef du conseil suprême, rebaptisé en Conseil des Gardiens de la Révolution (avec l'idée que l'Occident est le « Grand Satan » qui veut tout contrôler). Dans ce nouveau système théocratique, les droits civiques primaires inhérents à une démocratie perdurent (droit de vote, suffrage universel, éducation, accès aux soins, libre circulation), ainsi que les infrastrcutures de la république (parlement, sénat) mais le rôle du président est fortement réduit, de même que le choix des partis est restreint aux partis religieux et à l'approbation des religieux. Les libertés individuelles sont réduites et un code vestimentaire est imposé pour les femmes mais également pour les hommes.

4) « L'Iran est un pays de barbares dangereux et agressif »

Faux. L'Iran n'a attaqué aucun pays depuis plus de 200 ans. Il est par contre entouré de plus de 40 bases américaines et 1 base française. Par contre, l'Iran intervient régulièrement depuis 30 ans dans la région de manière militaire, notamment en soutien aux pays agressés par Israel : Liban, Palestine, Syrie, Jordanie et autres. Du coup, la guerre psychologico-propagandiste (qualifiée de « guerre molle » par l'ayatollah Khameney), va bon train depuis 30 ans entre l'Occident et l'Iran, avec d'un côté les petites phrases assassines du président Ahmadinejad, ses alliances moyen-orientales, ses conférences politiques, et de l'autre les Etats-Unis, Hollywood et ses films diffamatoires comme « Jamais sans ma fille » (tourné au Maroc avec des acteurs afghans !) ou les sanctions (les Etats-Unis empêchent notamment l'accès de l'Iran à VISA et MasterCard, l'accès de l'Iran à l'OCDE, bloquent les fonds iraniens chaque fois que c'est possible, etc). En Europe, on n'est pas en reste puisqu'on attribue à l'Iran des pendaisons et des lapidations imaginaires qui se dérouleraient dans un Iran sauvage...On retiendra par exemple l'histoire récente de Mme Sakineh Ashtiani, qui fut condamnée à mort pour le meurtre de son mari à Tabriz, ville moderne de 3.6 millions d'habitants, et dont l'historie arrivée en Europe via l'organisation révolutionnaire et communiste des Mujaheddines du Peuple, s'est transformée en condamnation par lapidation et en véritable « cause de femme à défendre » pour la ménagère moyenne. Pour info, Mme Ashtiani a porté plainte au bout de six mois contre les deux pseudo-journalistes irano-allemands, qui de fait, en brodant cette histoire de lapidation autour de son horrible crime, ont rendu les choses encore plus difficiles pour cette dame, déjà dans de beaux draps face à la justice d'un pays qui n'aime pas trop les scandales.

5) « L'Iran est un pays isolé »

Faux. Sur la scène internationale, on assiste à une redistribution des cartes en faveur de l'Iran depuis quelques années. D'abord l'Iran peut remercier Bush d'avoir réglé les problèmes de l'Irak et de l'Afghanistan et d'en avoir fait deux pays chiites, désormais alliés de l'Iran. D'autre part, le « printemps arabe » dans la région a largement contribué à la mise en place de gouvernements favorables à l'Iran. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que l'Iran est le 2e producteur mondial de gaz et le 3e exportateur de pétrole. Enfin, l'Iran fait partie de l'organisation des pays « non-alignés » qui regroupe environ 80 pays refusant l'hégémonie américaine et européenne, et peut compter également sur le soutien d'alliés de poids comme la Russie et la Chine qui préfèrent un voisin iranien fort et régulateur plutôt qu'une présence israélo-américaine génératrice d'instabilité.

6) « L'Iran veut détruire Israël »

Faux. On attribue au président Ahmadinejad une phrase traduite en français par « il faut rayer Israel de la carte ». Or, le président iranien n'a jamais prononcé ces mots. Intervenant dans une conférence contre le sionisme, monsieur Ahmadinejad a logiquement dit qu'il fallait « débarasser la planète de ce fléau qu'on appelle le sionisme », ce qui est assez différent. Il est vrai par contre que des partis plus extrêmistes que le pouvoir en place n'excluent pas une guerre contre Israel, mais leur importance est aussi marginale que le FN en France.

7) « L'Iran est dirigé par un fou, Ahmadinejad, proche d'une secte »

Faux. Ahmadinejad est docteur en économie de la prestigieuse université de Téhéran, et fut de 2003 à 2005 maire de Téhéran, ville de 25 millions d'habitants. C'est loin d'être le débile que les médias occidentaux présentent. Les rumeurs de proximité avec la secte de hojatieh (l'équivalent de la scientologie à l'iranienne) ou de sa participation dans des attentats tient plus de la propagande du Mossad (services secrets israéliens) et de la CIA que de preuves formelles.

8) « L'Iran veut la bombe »


Faux. Rien ne permet à ce jour d'étayer cette hypothèse. L'Iran est en effet signataire du Traité de Non-Prolifération et d'un Traité additionnel qu'il est le seul à avoir signé sous la pression occidentale. En 2006, l'ayatollah Khameney, Guide Suprême iranien a décrété dans une « fatwa » (une ordonnance religieuse) que l'utilisation d'une bombe nucléaire serait contraire à l'idéologie de la république islamique. A ce jour, 2000 inspections de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) n'ont pas permis d'apporter la preuve d'une implication quelconque du programme nucléaire civil iranien dans des infrastructures militaires. Il semble par ailleurs que le problème soit davantage économique, l'Europe et les Etats-Unis craignant le développement d'un concurrent potentiel qui possède déjà la technologie d'enrichissement de l'uranium et serait à même de vendre celui-ci à des pays émergents comme la Chine ou l'Inde à un prix largement inférieur à celui pratiqué par l'Occident. Avec sa croissance soutenue et ses 80 millions d'habitants, dont 60% de moins de 45 ans, l'Iran a de très gros besoins en énergie. La question du nucléaire iranien prend une toute autre allure quand on sait que la France a fournit 200 missiles nucléaires à Israel et que M. Sarkozy a vendu récemment des technologies nucléaires au gouvernement Khadafi qu'il a ensuite bombardé. Moins connu mais très croustillant, c'est l'Iran qui a prêté dans les années 70 l'équivalent de 1 milliard e francs à la France et l'Europe pour construire le complexe de Pierrelatte qui fut la base du prohet nucléaire européen, sans lequel la France ne serait peut-être jamais devenue une puissance nucléaire. De fait, l'Iran est détenteur de 10% des technologies nucléaires européennes, ce dont elle n'a jamais profité. Quant au prêt... il n'a jamais été remboursé. C'est l'affaire Eurodif.


9) « L'Iran veut ou peut attaquer l'Europe »

Faux. Même si l'Iran est un des leaders mondiaux dans l'élaboration et la production de missiles de moyenne et longue portée, il n'a pas de raison d'attaquer l'Europe, et le gouvernement iranien, appuyé par une diplomatie très puissante, n'a aucun intérêt à envoyer un quelconque missile en Europe. Encore une fois, les craintes israéliennes se sont propagées sous forme d'un mythe, celui du missile qui parcourrait 3000 km pour venir jusqu'en France, sans se faire repérer ou abattre entretemps... du grand n'importe quoi.

10) « L'Iran n'a pas les moyens de se défendre s'il est attaqué »


Faux. L'Iran dispose de la plus grande armée de terre professionnelle active au monde, à savoir 500.000 hommes en casernes plus 500.000 miliciens actifs, soit une capacité au sol de 1 million d'hommes actifs, sans même parler des réservistes, de l'armée de l'Air ou de la marine... Par ailleurs, l'Iran fait partie du cercle très fermé des pays producteurs d'armes, avec un budget alloué qui représente plus de 30% du PIB. L'Iran développe ainsi ses propres missiles, en tête desquels les fameux Shahab et les Kosar SSMs (coproduits avec la Russie, la Chine, et la Corée du Nord), ses propres tanks (le Zulfikar, des T72S russes, des Thunder-2 HM44), ses propres avions de chasse (le chasseur d'attque Shafagh, l'Azarakhsh) et ses transporteurs (An-140 et An-74), ses propres hélicoptères (la série des Shahed) ainsi que tous les équipements électroniques nécessaires à une armée moderne. Surtout l'Iran dispose d'une marine exceptionnelle, la plus vaste du Golfe, avec ses frégates Mowj, ses patrouilleurs MIG, ses sous-marins modernes (Tondar, Noor). Il faut ajouter à cela les satellites iraniens, lancés depuis quelques années par des fusées iraniennes elles aussi, mais également tous les transferts de technologie qui ont été recensés par la CIA vers l'Iran depuis ces 30 dernières années (Russe, Nord-Coréenne, Chinoise... et même américaine !) ainsi que la formidable armada d'ingénieurs de pointe que l'Iran forme chaque année (c'est le 1er pays exportateur de cerveaux avec 150.000 chercheurs quittant le pays par an).

Merci à
Taffazzoli!

A voir absolument, documentaire produit par l'agence CAPA, Canal plus, National Geographic,
Ne dites pas à ma mère que je suis en Iran, canal plus aurait refusé sa diffusion d'après ce qu'on écrit...
Très intéressant, drôle, de belles images et des idées reçues balayées!


lundi 30 mai 2011

Flagrant délit




Samedi 28 mai, une manifestation des étudiant syriens s'est tenu à Paris, place du Trocadéro. Pourtant selon l'AFP, repris sur TF1news...

On pouvait lire:

Deux cents personnes se sont rassemblées samedi après-midi sur l'esplanade du Trocadéro à Paris pour une "Syrie démocratique" et pour réclamer des "sanctions internationales" contre le régime de Bachar al-Assad, a constaté une journaliste de l'AFP.

Source : TF1news

Pourtant:


La journaliste ne s'est évidemment pas rendue sur place. Elle aussi victime de la propagande, était-elle persuadée qu'une manifestation syrienne ne pouvait être que contre le gouvernement en place ? Ou bien a-t-elle menti délibérément car son papier intéresse davantage la rédaction de TF1 qui répète depuis plusieurs semaines que tout le peuple syrien manifeste contre le président en place ? Soit il s'agit d'un pure acte de manipulation.

Quoi qu'il en soit le résultat est le même : un pure médiamensonge.

Qu'en pensez-vous ?

Source: Michelcollon.info

mercredi 13 avril 2011

Lybie - Idée reçue n°1





Trois points d'importance.

- Contrairement à ce qu’affirme la propagande occidentale et à ce que semble créditer la proximité chronologique et géographique avec la Tunisie et l’Égypte, le peuple libyen ne s’est pas soulevé contre le régime de Kadhafi. Celui-ci dispose encore de légitimité populaire en Tripolitaine et au Fezzan ; régions où le colonel a fait distribuer des armes à la population pour résister à l’avance des insurgés de Cyrénaïque et des puissances étrangères.

- Contrairement à ce qu’affirme la propagande occidentale et à ce que semblent accréditer des déclarations furieuses du « frère Guide » lui-même, Kadhafi n’a jamais bombardé sa population civile. Il a fait usage de la force militaire contre des putschistes sans prendre garde aux conséquences pour la population civile. Cette distinction n’a pas d’importance pour les victimes, mais en droit international elle sépare les crimes de guerre des crimes contre l’humanité.

- Enfin, contrairement à ce qu’affirme la propagande occidentale et au romantisme révolutionnaire d’opérette de Bernard Henry Lévy, la révolte de Cyrénaïque n’a rien de spontanée. Elle a été préparée par la DGSE, le MI6 et la CIA. Pour constituer le Conseil national de transition, les Français se sont appuyés sur les renseignements et les contacts de Massoud El-Mesmari, l’ex-compagnon et confident de Kadhafi qui a fait défection en novembre 2010 et a reçu asile à Paris [5]. Pour rétablir la monarchie, les Britanniques ont réactivé les réseaux du prince Mohammed el-Senoussi, prétendant au trône du Royaume-Uni de Lybie, actuellement réfugié à Londres, et ont distribué partout le drapeau rouge-noir-vert au croissant et à l’étoile [6]. Les États-uniens ont pris le contrôle économique et militaire en rapatriant de Washington des Libyens en exil pour occuper les principaux ministères et l’état-major du Conseil national de transition.

Thierry Meyssan - http://www.voltairenet.org/article169393.html

mardi 12 avril 2011

Suivez le guide



Wesley Clark, dans ce court entretien, vous emmène en voyage, un voyage de plusieurs dizaine d'année à travers le moyen-Orient, l'Arabie, le tout au frais du département de la défense américain. Veuillez regagner votre place, nous allons bientôt atterrir.

dimanche 3 avril 2011

L'attaque fantôme

recueil des données concernant la guerre en Lybie.

A la TV russe:


Aucun avion n'est visible sur les images rapportées par les médias, et vous, en avez-vous vu? J'en doute! On ne voit seulement que des "insurgés" courant sous la panique.
La TV russe a pris contact avec le service des renseignements par satellite de l'armée qui ne disent avoir jamais constaté d'attaques aériennes lancées par Khadafi sur les insurgés.
Et encore, ces informations ne sont pas relayées dans les médias occidentaux.

Je regrette les quelques fautes d'orthographe, mais ce montage vidéo soulève une vraie question:


Lybie: CIA, réseaux sociaux et fabrique de... par Super_Resistence


Sur Voltairenet.org:


Sergei Lavrov, ministre des affaires étrangères.





Selon le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, « Il y a des rapports — et personne ne les dément— que la coalition a bombardé des colonnes des forces de Kadhafi, des rapports sur des actions de support aux insurgés armés ». Ceci est en claire contradiction avec la résolution 1973, a-t-il poursuivi. « Nous considérons que l’intervention de la coalition dans ce qui est essentiellement une guerre civile n’est pas autorisé par la résolution du Conseil de sécurité », a-t-il conclu.

De son côté, Dmitri Rogozine, le délégué permanent russe auprès de l’OTAN, a enjoint l’Alliance à se conformer strictement à la résolution « sans faire preuve de créativité ».

Les diplomates russes ont répété en plusieurs circonstances que les États membres de la coalition agissaient dans le cadre d’une résolution du Conseil de sécurité et devraient lui rendre des comptes.

L'analyse de Thierry Meyssan.


Les journaux français relaient la propagande, le journal de F2 en tête, mais l'on trouve parfois des petites perles perdues en chemin;
Le 24 avril sur france2:




Propagande et censure de guerre à l'américaine .... par 54fiorentino54

Et puis la réaction de Michel Collon, une fois de plus juste et pertinente.

Ce soir ou jamais - 21 mars 2011 - Avec Rony Braumann

« Le bon arabe c’est l’arabe qui est à genoux, qui donne son pétrole aux USA et celui-là il pourra traiter les femmes en esclaves, commettre des tortures, du terrorisme ; celui-là on ne lui fera rien, parce qu’il dira toujours merci aux Etats-Unis et à monsieur Sarkozy.

mardi 22 mars 2011

PROPAGANDA - La première victime d'une guerre, c'est la vérité.





Les règles de la propagande de guerre


Comment les médias occidentaux ont-ils couvert les diverses guerres qui ont suivi la première guerre du Golfe ? Peut-on dresser des constats communs ? Existe-t-il des règles incontournables de la « propagande de guerre » ? Oui.



1. Cacher les intérêts. Nos gouvernements se battent pour les droits de l’homme, la paix ou quelque autre noble idéal. Ne jamais présenter la guerre comme un conflit entre des intérêts économiques et sociaux opposés.
2. Diaboliser. Pour obtenir le soutien de l’opinion, préparer chaque guerre par un grand médiamensonge spectaculaire. Puis continuer à diaboliser l’adversaire particulièrement en ressassant des images d’atrocités.
3. Pas d’Histoire ! Cacher l’histoire et la géographie de la région. Ce qui rend incompréhensibles les conflits locaux attisés, voire provoqués par les grandes puissances elles-mêmes.
4. Organiser l’amnésie. Eviter tout rappel sérieux des précédentes manipulations médiatiques. Cela rendrait le public trop méfiant.



Règle n° 1. Cacher les intérêts.

La règle la plus fondamentale de la propagande de guerre, c’est de cacher que ces guerres sont menées pour des intérêts économiques bien précis, ceux des multinationales. Qu’il s’agisse de contrôler les matières premières stratégiques ou les routes du pétrole et du gaz, qu’il s’agisse d’ouvrir les marchés et de briser les Etats trop indépendants, qu’il s’agisse de détruire tout pays pouvant représenter une alternative au système, les guerres sont toujours économiques en définitive. Jamais humanitaires. Pourtant, à chaque fois, c’est le contraire qu’on raconte à l’opinion.


La première guerre contre l’Irak a été présentée à l’époque comme une guerre pour faire respecter le droit international. Alors que les véritables objectifs, exprimés dans divers documents – même pas internes – du régime US étaient : 1. Abattre un régime qui appelait les pays arabes à s’unir pour résister à Israël et aux Etats-Unis. 2. Garder le contrôle sur l’ensemble du pétrole du Moyen-Orient. 3. Installer des bases militaires dans une Arabie saoudite déjà réticente. Il est très instructif, et cocasse, de relire aujourd’hui les nobles déclarations faites à l’époque par la presse européenne européenne sur les nobles motivations de la première guerre du Golfe. De tout cela, zéro bilan.


Les diverses guerres contre la Yougoslavie ont été présentées comme des guerres humanitaires. Alors que, selon leurs propres documents, que chacun pouvait consulter, les puissances occidentales avaient décidé d’abattre une économie trop indépendante face aux multinationales, avec d’importants droits sociaux pour les travailleurs. Le vrai but était de contrôler les routes stratégiques des Balkans (le Danube et les pipe-lines en projet), d’installer des bases militaires (donc de soumettre la forte armée yougoslave) et de coloniser économiquement ce pays. Actuellement, de nombreuses informations sur place confirment une colonisation éhontée par les multinationales dont US Steel, le pillage des richesses du pays, la misère croissante qui s’ensuit pour la population. Mais tout cela reste soigneusement caché à l’opinion internationale. Tout comme les souffrances des populations dans les divers autres pays recolonisés.


L’invasion de l’Afghanistan a été présentée comme une lutte anti-terroriste, puis comme une lutte d’émancipation démocratique et sociale. Alors que, là aussi, des documents US parfaitement consultables révélaient de quoi il s’agissait. 1. Construire un pipe-line stratégique permettant de contrôler l’approvisionnement de tout le sud de l’Asie, continent décisif pour la guerre économique du 21ème siècle. 2. Etablir des bases militaires US au centre de l’Asie. 3. Affaiblir tous les « rivaux » possibles sur ce continent - la Russie, l’Iran et surtout la Chine - et les empêcher de s’allier.
On pourrait analyser pareillement comment on nous cache soigneusement les véritables enjeux économiques et stratégiques des guerres en cours ou à venir : Colombie, Congo, Cuba, Corée... Bref, le tabou fondamental des médias, c’est l’interdiction de montrer que chaque guerre sert toujours des multinationales bien précises. Que la guerre est la conséquence d’un système économique qui impose littéralement aux multinationales de dominer le monde et de le piller pour empêcher ses rivaux de le faire.



Règle N°2. Diaboliser.

Chaque grande guerre commence par un grand médiamensonge qui sert à faire basculer l’opinion pour qu’elle se range derrière ses gouvernants.


- En 1965, les Etats-Unis déclenchent la guerre du Vietnam en inventant de toutes pièces une attaque vietnamienne contre deux de leurs navires (incident « de la baie du Tonkin »).


- Contre Grenade, en 83, ils inventent une menace terroriste (déjà !) qui viserait les USA.


- La première agression contre l’Irak, en 1991, est « justifiée » par un prétendu vol de couveuses dans une maternité de Koweït City. Médiamensonge fabriqué de toutes pièces par la firme US de relations publiques Hill & Knowlton.


- De même, l’intervention de l’Otan en Bosnie (95) sera « justifiée » par des récits truqués de « camps d’extermination » et des bombardements de civils à Sarajevo, attribués aux Serbes. Les enquêtes ultérieures (tenues secrètes) montreront pourtant que les auteurs étaient en fait les propres alliés de l’Otan.


- Début 99, l’attaque contre la Yougoslavie sera « justifiée » par une autre mise en scène : un prétendu « massacre de civils » à Racak (Kosovo). En réalité, un combat entre deux armées, provoqué par les séparatistes de l’UCK. Ceux que les responsables US qualifiaient de « terroristes » au début 98 et de « combattants de la liberté » quelques mois plus tard.


- La guerre contre l’Afghanistan ? Plus fort encore, avec les attentats du 11 septembre. Sur lesquels toute enquête sérieuse et indépendante sera étouffée, pendant que les faucons de l’administration Bush se précipiteront pour faire passer des plans d’agression, préparés depuis longtemps, contre l’Afghanistan, l’Irak et quelques autres.


Chaque grande guerre commence par un médiamensonge de ce type : des images atroces prouvant que l’adversaire est un monstre et que nous devons intervenir pour une « juste cause ».
Pour qu’un tel médiamensonge fonctionne bien, plusieurs conditions sont nécessaires : 1. Des images épouvantables. Truquées si nécessaire. 2. Les marteler plusieurs jours, puis prolonger par des rappels fréquents. 3. Monopoliser les médias, exclure la version de l’autre camp. 4. Ecarter les critiques, en tout cas jusqu’au moment où il sera trop tard. 5. Qualifier de « complices », voire de « révisionnistes » ceux qui mettent en doute ces médiamensonges.



Règle N° 3. Pas d’Histoire !

Dans tous les grands conflits de ces dernières années, les médias occidentaux ont caché à l’opinion les données historiques et géographiques essentielles pour comprendre la situation des régions stratégiques concernées.


En 1990, on nous présente l’occupation du Koweït par l’Irak (qu’il ne s’agit pas ici de justifier ou d’analyser) comme une « invasion étrangère ». On « oublie » de dire que le Koweït avait toujours été une province de l’Irak, qu’il en a été séparé en 1916 seulement par les colonialistes britanniques dans le but explicite d’affaiblir l’Irak et de garder le contrôle de la région, qu’aucun pays arabe n’a jamais reconnu cette « indépendance », et enfin que le Koweït est juste une marionnette permettant aux Etats-Unis de confisquer les revenus du pétrole.


En 1991, en Yougoslavie, on nous présente comme de gentils démocrates « victimes » deux dirigeants extrémistes, racistes et provocateurs, que l’Allemagne a armés avant la guerre : le Croate Franjo Tudjman et le Bosniaque Alia Izetbegovic. En cachant qu’ils renouent avec le plus sinistre passé de la Yougoslavie : le génocide anti-serbe, anti-juif et anti-rom de 41-45. On présente aussi les populations serbes de Bosnie comme des envahisseurs alors qu’elles y vivaient depuis des siècles.


En 1993, on nous présente l’intervention occidentale en Somalie comme « humanitaire » en cachant soigneusement que des sociétés US ont acheté le sous-sol pétrolifère de ce pays. Et que Washington entend contrôler cette région stratégique de la « Corne de l’Afrique » ainsi que les routes de l’Océan Indien.


En 1994, on nous présente le génocide rwandais en faisant silence sur l’histoire de la colonisation belge et française. Laquelle avait délibérément organisé le racisme entre Hutus et Tutsis pour mieux les diviser.


En 1999, on nous présente le Kosovo comme une terre envahie par les Serbes. On nous parle de « 90% d’Albanais, 10% de Serbes ». Passant sous silence la forte diminution du nombre des Serbes lors du génocide commis dans cette province durant la Seconde Guerre mondiale, puis durant l’administration albanaise de la province (années 80). On escamote aussi l’existence au Kosovo de nombreuses minorités (Roms, Juifs, Turcs, Musulmans, Gorans, etc...). Minorités dont « nos amis » de l’UCK avaient programmé le nettoyage ethnique, qu’ils réalisent aujourd’hui sous les yeux et avec la bénédiction de l’Otan.


En 2001, on crie haro sur les talibans, régime certes peu défendable. Mais qui les a amenés au pouvoir ? Qui les a protégés des critiques des organisations des droits de l’homme afin de pouvoir construire avec eux un juteux pipeline transcontinental ? Et surtout, au départ, qui a utilisé le terrorisme de Ben Laden pour renverser le seul gouvernement progressiste qui avait émancipé la paysannerie et les femmes ? Qui a ainsi rétabli la pire terreur fanatique en Afghanistan ? Qui, sinon les Etats-Unis ? De tout ceci, le public ne sera guère informé. Ou trop tard.


La règle est simple. Occulter le passé permet d’empêcher le public de comprendre l’histoire des problèmes locaux. Et permet de diaboliser à sa guise un des protagonistes. Comme par hasard, toujours celui qui résiste aux visées néocoloniales des grandes puissances.



Règle N° 4. Organiser l’amnésie.


Lorsqu’une grande puissance occidentale prépare ou déclenche une guerre, ne serait-ce pas le moment de rappeler les grands médiamensonges des guerres précédentes ? D’apprendre à déchiffrer les informations transmises par des états-majors ô combien intéressés ? Cela s’est-il produit à l’occasion des diverses guerres des années 90 ? Jamais. A chaque fois, la nouvelle guerre devient la « guerre juste », plus blanche encore que les précédentes, et ce n’est pas le moment de semer le doute.


Les débats seront pour plus tard. Ou jamais ? Un cas flagrant : récemment, un super-menteur a été pris la main dans le sac, en flagrant délit de médiamensonge. Alastair Campbell, chef de la « communication » de Tony Blair, a dû démissionner quand la BBC a révélé qu’il avait truqué les informations sur les prétendues armes de destruction massive. Ceci a-t-il provoqué un débat sur les précédents exploits du dit Campbell ? N’aurait-il pas été intéressant d’expliquer que toute notre information sur le Kosovo avait été concoctée par ce même Campbell ? Que cela méritait certainement un bilan et une réévaluation de l’information donnée sur la guerre contre la Yougoslavie ? Il n’en a rien été.


Source : michelcollon.infoo

mardi 1 mars 2011

Média-mensonges

Mercredi 16 février,
j'ai pu lire sur lemonde.fr un article intitulé:
Suivez les manifestations du 14 février en direct
Ah bon, c'était prévu? Je me rappelle que c'était la saint-Valentin, la célébration a été interdite en Iran, les journalistes hypocrites et démagogues ce sont jetés sur le sujet. Le monde ne fait pas exception.
Je clique et bascule alors sur le blog:
http://iran.blog.lemonde.fr/ géré par le journaliste et écrivain Armin Arefi.
La page contient un module de tchat, une photo montrant une foule d'iraniens amassés devant le monument Azadi. (cette photo, et ce n'est pas précisé, date des événements de 2009)
et une vidéo que je ne peux m'empêcher de qualifier de "propagande", voyez plutôt:




Le tchat offre la possibilité aux lecteurs de poser des questions à Armin Arefi qui ne se contente pas seulement de répondre mais aussi de publier frénétiquement toute une collection de vidéos qui montre des opposants au régime.

Rien sur les manifestations populaires du 39eme anniversaire de la révolution.

D'autre part sur libération.fr on peut lire: L'Iran, le Bahreïn, l'Algérie et le Yémen sous le vent de la révolte
L'Iran figurant en premier dans la liste et associée à d'autres pétro-monarchies, dictatures et régimes marionnette.


http://www.liberation.fr/monde/01012320117-l-iran-le-bahrein-et-l-algerie-sous-le-vent-de-la-revolte


En introduction une carte sur lequel ne figure pas d'information sur l'Iran comme on pourrait s'y attendre.

De nombreuses manifestations touchent le Monde arabe et l'Iran, parfois réprimées avec violences. Après la Tunisie et l'Egypte, les peuples protestent à Téhéran, Alger ou Manama. Suivez-ici, pays par pays, l'évolution de la situation.


Au sujet de l'Iran, l'article poursuit de façon extrêmement superficielle et n'omet pas de citer le point de vue du président Obama et de sa secrétaire d'état Hillary Clinton:

La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton «appelle les autorités iraniennes à respecter pleinement et à protéger les droits de leurs citoyens, y compris la liberté d'expression et le droit de se rassembler pacifiquement».

Barack Obama a trouvé "ironique" que les dirigeants iraniens "fassent mine de célébrer ce qui s'est passé en Egypte, alors que dans les faits ils ont fait exactement le contraire de ce qui s'est passé en Egypte en tabassant les gens qui essayaient de s'exprimer pacifiquement".

"J'espère que le peuple d'Iran va continuer à avoir le courage d'exprimer sa soif de liberté et son désir d'avoir un gouvernement représentatif", a dit le président américain.

Lundi Hillary Clinton a rendu hommage aux protestataires: «Nous souhaitons la même chance à l'opposition et aux personnes courageuses qui sont descendues dans la rue à travers l'Iran que celle qu'ont su saisir leurs homologues égyptiens la semaine dernière».

L'Iran a rejeté mardi ces déclarations. «Les commentaires faits ces derniers jours par des officiels américains émanent de leur confusion en raison des changements dans la région», a déclaré aux journalistes le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes, Ramin Mehmanparast.

Des députés iraniens ont appelé aux mardi à «pendre» les chefs de l'opposition l'ex-Premier ministre Mir Hossein Moussavi et l'ancien président du Parlement Mehdi Karoubi.

Enfin j'ai pu de mon coté trouver une vidéo qui relate les événements populaires à Téhéran, avec Thierry Meyssan en invité spécial:



Je trouve les articles de Libé et Le Monde douteux et assez légers sur ce sujet délicat: l'Iran. J'en veux le fait de censurer tout simplement toutes références aux célébrations populaires.




Article publié sur le forum du site de Michel Collon.

lundi 17 janvier 2011

Il était une fois...

Ce 11 janvier, « Le Roman de la Crise » (Fric, krach et gueule de bois) allait nous expliquer les subprimes, les banques, la Bourse, le chômage, le rôle de l’Etat. Aidé par un romancier (Eric Orsenna) et surtout un économiste (Daniel Cohen), un grand acteur de théâtre, Pierre Arditi, nostalgique des « trente glorieuses » nous a fait tout un cinéma. Enfin, nous devions tout comprendre sur la crise ! Quelle histoire a-t-on voulu nous raconter dans ce « Roman de la Crise » ? Réalité ou fiction ? Michel Collon décortique.


Roman de la Crise : Michel Collon répond à France 2
envoyé par babaluccio. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

mercredi 14 juillet 2010

Notre histoire.



"Klaus Dona est archéologue, spécialiste des civilisations anciennes, commissaire d'Expositions d'Art de la Maison Hadsburg en Autriche, organisateur d'expositions dans le Monde entier. Dans ce document il présente différents lieux, des centaines d'objets ou artéfacts archéologiques plus fascinants les uns que les autres - soulignant les connaissances scientifiques, technologiques ou géographiques de certaines civilisations d'antan - susceptibles de remettre en cause une partie des 'certitudes officielles' relatives à l'Histoire de l'Homme.

Bill Ryan présente ainsi les travaux de : "J'ai rencontré pour la première fois ce chercheur autrichien d'artefacts, en juillet 2009. Son interview pour Project Camelot a été extrêmement bien reçue, et beaucoup de gens ont écrit pour demander une suite. Je suis donc enchanté de pouvoir vous en donner plus.

Cette vidéo est un diaporama de 45 minutes, commenté par Klaus Dona en personne. C'est riche de données, détaillé, intense, captivant et il se peut qu'il y ait là une concentration plus importante d'informations surprenantes sur l'histoire récente de la race humaine que dans aucune des vidéos que vous ayez jamais vues."

"Le voyage dans lequel nous nous embarquons couvre l'Atlantide, des humanoïdes reptiliens, les Annunaki, le symbolisme ancien, la science ancienne, une ancienne langue mondiale, et beaucoup d'autres choses encore. Il s'agit d'un matériau très étonnant, que je vous recommande vivement. Savourez."
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Le site web de Klaus Dona:
http://www.unsolved-mysteries.info/rundgang2frz/rg2f.htm
http://www.unsolved-mysteries.info/